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Dragon Ball Super tome 1 - Les guerriers de l’univers 6 de Akira Toriyama et Toyotaro

Le 11/04/17 à 19:33:14 par Shinobivdk
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Ah, Dragon Ball… Si je devais faire une liste des séries ayant favorisé mon attrait pour les anime et manga, la quête finale des sept boules de cristal aurait tout à fait sa place dedans. Pourtant, je ne peux pas dire que les joutes épiques de Goku aient forgées mon enfance. En ce qui me concerne, n’ayant pas connu le club dorothée, ce sont plutôt un ninja blondinet et un roux qui peut voir les morts, qui m’ont permis de passer un bon moment. Mais bien que Bleach et Naruto soient arrivés après, n’allez pas croire que je n’ai jamais vu Dragon Ball Z, ou encore GT… (Ouais, je sais ça n’existe pas). Il n’y a qu’à voir les multiples rediffusions à la télévision. Bref, tout ça pour dire que j’aime beaucoup Dragon Ball mais que je ne suis pas un fan de la première heure (Française).
Mais quand Battle of Gods a été annoncé, je fus à la fois surpris, impatient mais méfiant aussi. Pour qu’au final, je me suis éclaté en le regardant ! Puis, lors de l’anime Dragon Ball Super, j’ai regardé quelques épisodes par-ci par-là mais pas de manière assidu. Du coup, je me suis posé la question : vais-je acheter ou non le premier tome de Dragon Ball Super ? Vous l’aurez compris, j’ai craqué et je vais maintenant vous donner mon ressenti sur le retour de Son en manga.
(Woah, cette introduction est aussi longue que cinq minutes sur Namek… Pardon…)

Synopsis

Les mois ont passé depuis le terrible affrontement entre Goku et Majin Boo… Mais après une période de paix, une nouvelle menace s’abat encore sur la Terre !! Et cette fois, les ennemis viennent de “l’univers 6”… Qu’est-ce que ça signifie ?!
Voici enfin la suite tant attendue et totalement inédite de Dragon Ball, sur une idée originale d’Akira Toriyama lui-même !!

Avis

Nous retrouvons donc Goku, agriculteur de son état, en compagnie de Goten son fils cadet. Arrive alors Hercule Satan qui propose bien gentiment, une énorme somme d’argent en remerciement d’avoir vaincu Buu (ou Boo, c’est comme vous voulez). Goku, devenu riche comme Crésus, part alors sur la planète du Kaio du Nord pour s’entrainer en cas d’arrivée d’une nouvelle menace. Pas de bol ! (Ou ça tombe bien, selon les points de vue) Le Dieu de la destruction, Beerus, menace de détruire la Terre dans sa quête du Super Saiyan Divin. Et… J’ai déjà vu ça, mais oui, c’est Battle of Gods… expédié en 3 chapitres… Ah donc c’est cool, j’ai pas vu “La résurrection de F”, je vais pouvoir savoir ce qu’il se passe du coup… Ah ben… Non… Et c’est là le gros défaut du tome, la confrontation qui doit relancer la série est passée en quelques chapitres, et la véritable nouvelle transformation de cette nouvelle ère, le Super Saiyan Blue arrive de manière complètement anecdotique… Mais même si ça fait bizarre, personnellement, je m’en fiche.

Parce qu’au final ici, on a une nouvelle entrée en matière, une nouvelle base, et que quelque part on peut se permettre ce genre de choses, pour arriver au tournoi des univers. (Même si vraiment dans le cas du SSJ Blue ça fait bizarre, même quand on débute DBS avec le manga) Parce que oui, fidèle à lui-même Dragon Ball c’est toujours plus grand, toujours plus fort. Ici, l’univers de Dragon Ball est composé de 12 univers, chacun possédant ses propres caractéristiques on apprend par exemple que la Terre de l’univers 6 est dépeuplée. Mais ce Multivers, permet d’introduire de nouveaux personnages (ou presque, n’est-ce pas Frost ?) et donc de nouveaux adversaires. Mais quand je dis que Dragon Ball est fidèle à lui même, c’est dans les scènes de combats, où règnent dynamisme et parfois une impression de puissance. Toutefois, il ne faut pas oublier que le manga “Dragon Ball”, ce n’est pas que Dragon Ball Z, c’est surtout Dragon ball, un univers à l’humour potache, voir pipi-caca (même si ça c’est plus Dr.Slump) avec des personnages en décalage de leur fonction. Et Ici les Dieux de la destruction respectent le cahier des charges. Un habile mélange de DB et DBZ ( un peu comme ce qu’avait essayé de faire l’arc Buu en fait). Et donc pour moi l’humour un peu Cracra, n’est absolument pas un point noir.
Le scénario de ce premier tome, nous remet donc très vite dans le bain et permet de vite profiter de son contenu, peut-être même un peu trop vite.

Après avoir parlé du déroulement de l’histoire, de ce qu’on y trouve et de ses personnages, parlons un peu plus du dessin. Pour Dragon Ball Super, ce n’est plus Akira Toriyama, mais Toyotaro, son successeur officiel. Malgré la modernité notable des traits, le style de Toyotaro est vraiment très proche de celui de son maître, Toriyama. (Bien que Toyotaro dit lui-même qui n’est pas au niveau). Alors, certes, les vieux de la vieille ne seront pas déboussolés. Moi même, j’ai du mal à faire la différence, si ce n’est peut-être des personnages un peu plus arrondis, sur les pages couleurs, mais je me fais peut-être des idées. Toujours est-il que j’aurais bien aimé que Toyotaro apporte sa propre touche parce que je trouve ça dommage de ne voir qu’une simple copie d’un style graphique. Après, peut-être qu’il n’a pas voulu ou qu’il n’a pas pu qui sait ?

Après avoir lu ce premier tome, je ne regrette pas du tout mon achat. J’avais un peu peur de ce que cela pouvait donner, mais je me suis rendu compte d’une chose : Même s’il est dommage de ne pas avoir eu l’arc Freezer. La recette Dragon Ball est suivi à la lettre et ça m’a fait plaisir d’en prendre une part, tout juste sortie du four, même si j’aurais voulu que Toyotaro innove un peu. Au final Dragon Ball c’est comme un bon gâteau. Quand c’est bien fait, ça fait toujours plaisir d’en manger un morceau. Surtout si pour certain c’est une Madeleine de Proust.

Disponible aux éditions Glénat


Commentaires

Xander

Super chronique, ravi de voir qu'il t'a plut a toi aussi ;)
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