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Jojo’s Bizarre Adventure - Arc 1 Phantom Blood de Hirohiko Araki

Le 18/02/17 à 14:38:53 par Shinobivdk
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Ah, Jojo, une véritable institution dans l’histoire du manga, une oeuvre ayant commencé en 1987, la seconde plus longue oeuvre de la Shueisha, comptant presque 120 tomes, 118 pour être exact. Une oeuvre culte pour ses poses, ses stands, ses  “ZA WARUDO” et “WRYYYYYY”. Bref, dit comme ça, une série que tout le monde devrait avoir lu. Ne voulant pas mourir idiot et voyant l’attrait des gens pour cette série, j’ai enfin sauté le pas et ai lu le premier arc : Phantom Blood. (Oui, je n’ai pas commencé par Stardust Crusaders)
Alors soyons clair, si vous me lisez depuis un moment, vous avez peut-être remarqué que je dis rarement du mal des oeuvres sur lesquelles je donne mon avis. Je préfère vous aider à découvrir à quelque chose que le contraire. Bien sûr, j’essaie de parler des défauts, mais j’essaie surtout de vous expliquer pourquoi j’ai aimé cette oeuvre et ce qu’il me paraît intéressant dedans. Mais, pour Jojo, la situation est un peu différente car ce n’est pas une nouvelle sortie. Je vais donc vous expliquer ce que moi, jeune lecteur de 23 ans, vivant en 2017 ai trouvé intéressant dans cette oeuvre d’une trentaine d’année. 

Résumé

À la fin du XIXe siècle, en Angleterre, lord Joestar voit arriver dans sa maison le jeune Dio Brando, le fils d'un homme qui lui a sauvé la vie. Reconnaissant, il décide de l'adopter mais le jeune homme s'avère particulièrement ambitieux et prêt à tout pour s'emparer de la fortune familiale. Dio semble même prêt à prendre la place du fils de lord Joestar.

Avis

Personnellement, je suis habitué aux shonen modernes, j'élargirai même aux manga modernes et en lisant phantom Blood, je me suis rendu compte qu’en 30 ans la manière de faire avait bien changé. Quand on regarde la plupart des manga actuels, on peut se rendre compte que la majorité des cases est composée de traits fins, presque épurés, même pour les planches servant à décrire un décor. On pourrait penser que ce style est propre à celui de Hirohiko Araki, cependant, en faisant quelques recherches, j’ai pu remarqué qu’Ashita no Joe possédait aussi ce type d’image. Toujours est-il que je fus impressionné par ce dessin, même si j’avoue que l’abondance d’onomatopées ne m’a fait ni chaud ni froid. Pour en revenir au dessin en général,  peut-être certains lecteurs resteront de marbre, ou détesteront, mais je pense que c’est l’une des forces de Jojo’s Bizarre Adventure et je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles les manga et anime actuels n’hésitent à pas faire des références à l’oeuvre de Hirohiko Araki. Malgré tout, et je pense qu’on sera tous d’accord là-dessus, un manga aussi beau soit-il, n’est rien sans une bonne histoire et de bons personnages. 

Pour moi, L’histoire de Phantom Blood est somme toute plutôt classique : le héros, Jonathan Joestar, mène une vie paisible et un élément nouveau (Dio, mais on en parlera plus tard) ira perturbé cette vie. A partir de là, arrivent les péripéties servant de quête initiatique et la fin de celle-ci. J’en ai déjà lu beaucoup des histoires comme celle-la. Le truc, c’est que je vis en 2017 et non pas en 1987, à l’époque c’était quelque chose de novateur, plus en 2017. Malgré tout, ce premier tome n’est pas atteint du syndrome " Dragon Ball", Jojo dispose bel et bien d’un pouvoir, mais il n’obtient d’augmentation de puissance démesuré et surtout, ce pouvoir ne sert que pour un type d’ennemi particulier, et ça, je dois bien avouer que ça me change un peu.
D’ailleurs, pour les ennemis, j’ai trouvé ça plutôt sympathique que Hirohiko Araki se serve du folklore londonien pour créer les personnages qui barreront la route à notre Jojo. Particulièrement, les deux chevaliers…
Mais voilà, même si ces ennemis sont plutôt bien travaillé, ils ne sont rien, rien du tout, ils n’existent que grâce à une autre personne, une autre entité. Je veux bien sûr parler de... Dio !

Ah… Dio… C’est un personnage qui me fascine bien qu’il soit plutôt classique. En fait, je connaissais déjà un peu le personnage avant de commencer la série. J’avais déjà entendu pas mal de fois “MUDA, MUDA, MUDA, MUDA” ou “Wryy”, grâce à des vidéos sur internet, et autres mèmes pullulant à son sujet. Je trouvais le personnage charismatique et élégant et je trouvais qu’il faisait un bon méchant, mais j’étais loin de me douter de qui il était vraiment. Parce que finalement à notre époque, comment peut-on résumer un méchant. La plupart du temps c’est une personne qui a un idéal ou une envie de régner sur le monde, il met alors au point une stratégie pour y arriver. Pour Dio, je l’avoue c’est presque la même chose, presque.
Dio évolue dans un monde normal, comportant très peu de surnaturel et c’est donc, dans un premier temps, un méchant normal. Il n’a pas de pouvoir particulier et son plan est simple : Hériter de la fortune et du nom des Joestar. Le truc c’est que Dio étant un méchant normal, doit utiliser des méthodes « normales » (J’insiste sur les guillemets). Sauf qu’en utilisant ce genre de méthode, il est plus facile pour le lecteur de faire le parallèle avec sa propre vie. Et alors qu’on peut penser que Dio Brando ne faisait que suivre les ordres d’un père qu’il détestait, on se rend compte que Dio n’est pas un simple méchant pour dire qu’il est méchant, on se rend compte que Dio est… LE PIRE DES CONNARDS (Pardon pour l’insulte, mais je me suis retenu). Dio est méchant, un vrai méchant, une personne horrible et mal élevée…  extrêmement bien mis en valeur.
C’est un personnage charismatique, qui est souvent mis en valeur par l’auteur dans des scènes magnifiquement bien exécutées. C’est tout ça que j’aime chez Dio, il est méchant jusqu’à la moelle, il est charismatique et même quand il perd sa normalité, il reste élégant, et beau joueur vis-à-vis de son adversaire. Désolé, je viens de consacrer presque deux paragraphes pour Dio, sans vraiment parler de Jonathan Joestar, mais lui pour le coup, est vraiment des plus classique, et ne se différencie pas des héros que l’on peut découvrir en 2017.

En commençant Phantom Blood, je ne m’attendais pas à ce que j’ai lu ensuite. Le graphisme, le décor, l’histoire et les personnages, tout cela m’a surpris et j’ai très vite compris pourquoi d’autres personnes ont eux aussi commencé à aimer ce manga. Peut-être qu’en tant que lecteur de 2017, vous adhérerez pas au style, mais je vous conseille au moins d’essayer. En attendant, moi, je commence l’arc 2 et fais connaissance avec Joseph Joestar. 

Disponible aux éditions Delcourt - Tonkam


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