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Wizard’s soul tome 1 de AKI Eda

Le 10/10/16 à 21:50:40 par Shinobivdk
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Imaginez un monde où tout serait centré sur un simple jeu de carte… Non, non, pas le sort du monde comme dans yu-gi-oh!, mais des choses simples : sa popularité, le fait d’apprendre à lire ou compter l’argent en nombre de booster. Vous vous faites une idée ? Eh bien c’est précisément dans ce genre d’univers que se déroule Wizard’s soul, une « comédie romantique geek ». Sachant l’histoire fait quatre tomes, que vaut donc le premier quart de l’histoire ?

Synopsis éditeur

Pour financer ses études, Manaka travaille chez Draw, une boutique spécialisée dans la vente de cartes à jouer. Mais sa vie familiale devient encore plus compliquée lorsqu’elle découvre que son père s’est lourdement endetté. Manaka se décide alors à participer à un grand tournoi de cartes, au jeu du Wizard’s soul, dans l'espoir d'empocher la prime en jeu. Quitte à recourir à des méthodes de jeu qui risquent de lui mettre beaucoup de monde à dos... à commencer par ses amis ! 

Avis

L’une des première craintes que j’ai eu en commençant Wizard’s soul était nourrie par le fait que l’histoire ne fassent que quatre tomes, ne laissant que très peu de temps à la mangaka pour dévoiler les règles de son jeu de cartes. De là, découlait ma deuxième crainte, la difficulté de rentrer dans l’univers de l’oeuvre. Or, dès le début du tome, on se retrouve aspiré sans difficulté dans ce monde rempli de cartes à jouer. Tout cela pour une simple et bonne raison : Bien que Wizard’s soul (Le jeu de cartes à jouer) soit l’élément central de l’histoire, il n’est qu’un prétexte, une solution. Même s’il apporte, la situation initiale, l’élément perturbateur, et les péripéties, on pourrait très bien changer le jeu de cartes, par des matchs de foot, cela en reviendrait au même. A partir de là, on comprend pourquoi les « duels » sont plutôt courts et pourquoi les règles sont plutôt simples, pour éviter de complexifier l’histoire inutilement et risquer de perdre les lecteurs. Le jeu possède tout de même un jargon commun à la plupart des jeux de cartes actuels. Heureusement, cette once de complexité est balayée par les quelques notes présentes, expliquant quand il le faut, lesdits termes. Au final, le jeu passe alors au second plan, pour ainsi mettre en avant, le véritable point principal de l’histoire : Manaka Ichinose, son histoire d’amour et son combat pour régler la dette de son père.

Ainsi, le personnage de Manaka est, dans l'ensemble plutôt bien développé, elle possède des doutes, un passé, un traumatisme et surtout, elle est loin d’être la cruche de base que l’on peut trouver dans beaucoup d’histoires d’amour. Manaka a un objectif et elle s’y tient, quitte a refoulé ses propres sentiments à propos de la personne dont elle est amoureuse. Malheureusement, dans ce tome 1 du moins, c'est le seul personnage à avoir une telle profondeur. Même son amoureux, que l’on pourrait considérer comme le second personnage principal, a peu de caractère ! Je rappelle que l’histoire est censée être une comédie romantique. J’espère donc que la suite de l’histoire me donnera tort sur ce point là. Surtout que AKI Eda a eu la bonne idée de souligner pour d’autres personnages, des problématiques liés aux règles de son propre univers, mais que l’on pourrait rapprocher du nôtre, la popularité ou la marginalisation. Et en même temps, l’histoire d’amour en elle-même est vraiment clichée, il est vraiment facile de savoir ce qu’il va se passer. Sauf qu’en lisant, on y fait abstraction et on passe un bon moment qui ne tombe jamais dans le mielleux.

Là où le bât blesse véritablement, c’est au niveau du dessin d’AKI Eda. Le fait que les traits soient souvent simplistes ne me dérange pas, je pense que parfois, il vaut mieux avoir des traits simples et une planche claire, plutôt que des traits détaillés mais une action bouillonne. Seulement, dans la majorité du tome, l’auteure essaie d’ajouter une sorte d’effet d’ombre pour j’imagine, signifier une gêne ou de peur. Le problème c’est qu’on peut avoir l’impression que les personnages sont « brûlés » et de ce fait, avoir du mal à déterminer le sens de la case.
A côté de cela, le design est plutôt bien détaillé dans l'ensemble, soulignant une fois de plus la volonté de l'auteure de raconter une histoire à propos de cartes à jouer.

Dans Wizard’s Soul tome 1, la « comédie romantique » avancée par Doki-Doki n’en est pour l’instant qu’à ses débuts. Il est pourtant agréable de découvrir ce nouvel univers sans prétention. On passe un agréable moment en lisant ce tome, mais on ne peut qu’avoir des attentes concernant la suite de l’histoire, quelque peu entachée par des maladresses de dessin.

Disponible aux éditions Doki-Doki


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